Les loups de Wall Street à l'assaut du football

Par Michael Hajdenberg, Michel Henry, Yann Philippin

La finance s'est emparée du monde du football. Fin 2015, la société XXIII a ainsi racheté pour 73 millions de dollars de dettes de transferts. Elle a ensuite mélangé ces dettes de clubs au sein d’un produit financier, qu’elle a revendu à la découpe. Et qui s'est retrouvé à Wall Street, puis à la bourse des îles Caïmans. Façon subprimes.

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Dans le monde merveilleux du foot moderne, les dettes des clubs se retrouvent cotées en Bourse aux îles Caïmans. Impossible ? Et pourtant, si… Prenons le cas du milieu de terrain français Giannelli Imbula. L’Olympique de Marseille l’a vendu en juin 2015 au FC Porto pour 20 millions d’euros, payables en plusieurs fois (lire notre enquête ici). Sauf que faute d'avoir reçu un premier paiement à temps, l’OM revend la créance suivante envers Porto (9,65 millions) à la société financière britannique XXIII Capital. L’avantage : le club marseillais touche tout de suite l'intégralité de la somme. En contrepartie, ça lui coûte une commission. Charge ensuite à XXIII de récupérer l'argent auprès du club portugais.