DSK «attristé», la femme de chambre «traumatisée»

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Selon le Center for Public Integrity, de nouveaux témoignages étofferaient la version de la femme de chambre qui affirme avoir été agressée par Dominique Strauss-Kahn. Alors que l'avocat de ce dernier, Me Brafman, assure que son client plaidera non coupable et qu'il sera acquitté, l'ex-patron du FMI réaffirme son innocence dans un mail adressé à ses anciens collaborateurs.

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Selon le Center for Public Integrity, fondation qui finance le journalisme d'investigation, la femme de chambre du Sofitel qui affirme avoir été agressée par Dominique Strauss-Kahn aurait été retrouvée dans un couloir de l'hôtel par un responsable du nettoyage, «traumatisée, avec des difficultés à parler et inquiète de perdre son travail si elle portait plainte». Citant des sources proches de l'enquête préférant garder l'anonymat,le Center for Public Integrity décrit par le menu le déroulé supposé des événements : la femme de chambre serait entrée dans la suite 2806 après qu'un employé lui eut assuré qu'elle était inoccupée. Voyant l'ancien directeur général du FMI sortir nu de la salle de bains, elle aurait fait demi-tour en s'excusant, avant que DSK ne l'attrape, ferme la porte et l'entraîne dans le fond de la suite où il l'aurait forcée à lui faire une fellation. La femme de chambre aurait été retrouvée peu avant 12h30. Prise de nausée, elle aurait «craché plusieurs fois sur le sol et sur les murs» avant que le chef de la sécurité de l'hôtel prenne la décision d'appeler les forces de police.