Espagne: « Le niveau de volatilité électorale est comparable à celui de 1982 »

Les Espagnols votent ce dimanche pour élire leurs maires et la majorité des exécutifs régionaux. Sous l'effet de la crise, deux nouveaux partis ont surgi en moins d'un an. Retour sur ce séisme inédit avec Pablo Simón, un professeur de sciences politiques à Madrid.

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

De notre envoyé spécial à Madrid. L'urne dans laquelle les Espagnols vont déposer dimanche leur bulletin de vote, est à terre, si l'on s'en tient au titre d'un essai du collectif Politikon (La urna rota, éditions Debate, 2014). Ces jeunes chercheurs en sciences politiques ont dressé un inventaire sévère des maux de la démocratie représentative espagnole au cours des années 2000 : des partis trop repliés sur eux-mêmes et trop hiérarchisés, une administration publique aux ordres des partis, des mécanismes de contrôle extérieur – les médias et la société civile – de basse intensité...
« La formation d'une bulle immobilière a longtemps permis d'occulter les problèmes propres à nos institutions. Et quand la crise a éclaté, et la bulle s'est dégonflée, nous avons été confrontés à toutes ces difficultés d'un coup, de manière désordonnée », lit-on dans ce texte, qui brasse aussi beaucoup des enjeux posés par le mouvement « indigné » et les aspirations à d'autres manières de faire de la politique. Pablo Simón, professeur détaché à l'université Carlos III, est l'un des piliers du collectif Politikon. Il revient, dans un entretien à Mediapart, sur ce paysage politique espagnol en plein chamboulement.

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Aujourd’hui sur Mediapart

Amérique du Nord — Reportage
par Alexis Buisson
Écologie — Reportage
par Mathieu Périsse (We Report)
Amériques — Analyse
par Jean-Mathieu Albertini
Voir la Une du Journal

À ne pas manquer

IVG, la régression venue des États-Unis — Reportage
Le Kansas vote en faveur de la protection de l’avortement
Mardi 2 août, une majorité d’électeurs de l’État américain du Midwest a rejeté un amendement à la Constitution locale qui aurait permis la restriction, voire l’interdiction, du droit à l’avortement. Il s’agissait du premier test électoral depuis la révocation de l’arrêt « Roe v. Wade » en juin.
par Alexis Buisson
Asie — Analyse
En Chine, la crise immobilière prend de l’ampleur
À la suite d’une révolte des emprunteurs, le pouvoir a dû réagir pour stabiliser la situation, mais le vrai problème reste son incapacité à construire un nouveau modèle économique.
par Romaric Godin
Proche-Orient — Reportage
En Cisjordanie occupée, une opération massive de « colonisation sauvage »
Le 20 juillet, des milliers de colons israéliens se sont donné rendez-vous aux quatre coins de la Cisjordanie pour y créer dix nouveaux avant-postes en une soirée, espérant influencer la politique du gouvernement. Au grand dam des Palestiniens, qui voient de plus en plus de terres confisquées, et la violence des colons s’intensifier.
par Alice Froussard
Climat — Entretien
Vagues de chaleur marine : « L’océan traité comme une poubelle géante pour le CO2 »
Les vagues de chaleur océanique s’intensifient, comme l’alerte la climatologue du Giec Valérie Masson-Delmotte. Elles causent le blanchissement et la dégradation des récifs coralliens, la mortalité de masse d’oiseaux marins, mais aussi des risques pour la santé humaine à cause de la prolifération d’algues toxiques.
par Sophie Boutboul