Dans un entretien à Mediapart, Jean-Marc Ayrault s’explique pour la première fois sur le fond du débat européen. Au lendemain du refus des écologistes de voter le traité (TSCG) et à deux semaines du débat parlementaire, le premier ministre affirme que « ce qui a été obtenu est considérable ». « Nous allons jusqu’au bout de la défense de l’euro », dit-il, ajoutant à l’adresse des adversaires du traité : « La conséquence logique de leur démarche serait la sortie de l'euro. » « Le TSCG n’est pas l’alpha et l’oméga de notre politique européenne. C’est la première étape d’une réorientation de l’Europe », insiste M. Ayrault qui détaille « le paquet » qu’il entend présenter au Parlement. Mais, prévient-il, « on ne fera pas une avancée de plus sans démocratie supplémentaire ».