Au Venezuela, l’opposition tente un coup d’Etat contre un gouvernement sans légitimité

Par

Juan Guaidó, à la tête de l’Assemblée nationale, s’est autoproclamé président par intérim. L’opposition, forte du soutien des États-Unis et de nombreux pays d’Amérique du Sud, tente le tout pour le tout à l’issue d’une importante mobilisation en sa faveur afin de provoquer la fin de Nicolás Maduro. L’Union européenne a réclamé des élections « libres et crédibles ». Ce 24 janvier, les Vénézuéliens se réveilleront dans l’incertitude.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« Aujourd'hui le 23 janvier 2019, en tant que président de l'Assemblée nationale, invoquant les articles de la Constitution bolivarienne de la République du Venezuela, fondée sur notre Constitution devant Dieu tout-puissant, Venezuela, dans le respect de mes camarades députés et membres de l'Unité [la table de l'unité démocratique, coalition d'opposition – ndlr], je jure assumer formellement les compétences de l’exécutif national comme président responsable du Venezuela pour parvenir à la fin de l'usurpation, à un gouvernement de transition et obtenir des élections libres », lance Juan Guaidó, le jeune président de l'Assemblée nationale, devant une foule d'une dizaine de milliers de personnes enthousiastes depuis l'estrade qui surplombe la place Jean-Paul-II de Chacaíto à Caracas. En s'autoproclamant président de transition, Juan Guaidó espère forcer le départ du président en exercice, Nicolás Maduro.