Pourquoi Bruxelles n’a jamais résorbé son «croissant pauvre»

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Les caches de Salah Abdeslam et des frères El Bakraoui à Forest ou Molenbeek, ou encore les perquisitions menées à Schaerbeek mardi soir, ont un point commun. Tous ces sites appartiennent au « croissant pauvre » de Bruxelles, la zone la plus précarisée de la capitale, avec des taux de chômage des jeunes qui dépassent 30 %. L’histoire de 25 ans de politiques sociales à l’échelle de la région, qui n’ont pas réussi, sous-financées ou empêchées.

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De notre envoyé spécial à Bruxelles. - Durant ses 126 jours de cavale, Salah Abdeslam a occupé au moins trois planques : rue Bergé, à Schaerbeek (nord de Bruxelles), rue des Quatre-Vents, à Molenbeek, où il a été arrêté, et, semble-t-il, rue du Dries, à Forest (dans le sud de la région). Ce dernier appartement, perquisitionné le 15 mars, aurait été loué par Khalid El Bakraoui, l’un des kamikazes des attaques de Bruxelles du 22 mars.