Même avec l'argent mafieux, l'Italie va toujours aussi mal

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À partir de 2015, les États devront inclure l’argent de la drogue et de la prostitution dans le calcul de leur PIB. Moralement insupportable, économiquement injustifiable, cette manipulation est vaine. Même en intégrant ces activités, les chiffres de l’économie italienne restent catastrophiques.

 

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Le changement est à la mesure du dérèglement des esprits qui a saisi l’Europe. Au printemps, la commission européenne a décidé de changer les règles de la comptabilité publique des États membres. À partir de 2015, Eurostat, l’institut européen de statistiques, demande aux États d’inclure dans leurs calculs de PIB l’argent tiré de la vente de la drogue, de la prostitution, du trafic de cigarettes ou d’alcool. On se demande pourquoi les experts se sont arrêtés en si bon chemin : pourquoi ne pas y inclure aussi l’argent des enlèvements, des trafics d’armes ou d’organes et toutes les activités sur lesquelles prospèrent les mafias ? Ce sera pour une prochaine fois, peut-être…