La cybersécurité au cœur de la visite du président chinois aux Etats-Unis

Par

Les deux superpuissances s'accusent mutuellement d'espionnage économique et militaire. La multiplication de ces cyberattaques s'explique par l'importance des moyens que les deux superpuissances mettent à la disposition de leurs agences de renseignement respectives.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Xi Jinping effectue depuis mardi une longue visite d'État aux États-Unis, alors que les relations entre les deux superpuissances sont tendues, notamment à cause des questions liées à l'espionnage informatique et à la cyberguerre que se livrent les deux pays. Au cours des deux dernières années, les tensions n'ont cessé de croître entre la Chine et les États-Unis, les deux superpuissances qui s'accusent mutuellement d'espionnage militaire et économique. En 2014, le département de la justice américain a pour la première fois formellement accusé cinq officiers de l'armée chinoise d'espionnage industriel, affirmant qu'ils avaient volé des secrets commerciaux et des communications internes à cinq entreprises américaines pour donner un avantage économique à des entreprises d'État chinoises. Six autres ressortissants chinois ont été accusés de crimes analogues en mai dernier. En avril, l'Office of Personnel Management (OPM), la direction des ressources humaines du gouvernement fédéral, a annoncé avoir été attaquée par des hackers qui ont récupéré les informations personnelles de millions d'employés fédéraux.