Le Venezuela sombre, emporté par la corruption et la fuite des capitaux

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Caracas (Venezuela), envoyé spécial.– « Mission accomplie ! », déclarait Nicolas Maduro, le président socialiste vénézuélien, lors de son émission télévisée dominicale du 18 décembre. Le pouvoir serait parvenu à « frapper les mafias » en retirant dans l'urgence les billets de 100 bolivars du marché. Le dimanche précédent, les Vénézuéliens avaient appris avec surprise qu'ils avaient 72 heures pour déposer à la banque leurs coupures de 100. Le désordre avait atteint son apogée avec le retard de livraison des nouvelles coupures, comprises entre 500 et 20 000 bolivars. Elles devaient arriver le jeudi. La première cargaison de billets n'est parvenue au Venezuela que le dimanche. Aux longues files d'attente devant les banques et à la nervosité des clients s'ajoutaient, dans plusieurs villes du pays, de violentes scènes de mise à sac de magasins. L'AFP évoque au moins un mort lors de ces pillages.