En pleine guerre contre les séparatistes, le gouvernement ukrainien vacille

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Faute du soutien de sa coalition, le premier ministre Arseni Iatseniouk a présenté sa démission ce vendredi 25 juillet. Cette nouvelle crise politique à Kiev vient affaiblir un pouvoir confronté à un conflit séparatiste dans la région de Donetsk qui ne fait que s'exacerber, une semaine après le crash de la Malaysia Airlines.

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Il s'était présenté comme un chef de gouvernement de « kamikazes » : quand il avait endossé les fonctions de premier ministre par intérim, le 27 février dernier, dans la foulée du vide de pouvoir provoqué par le départ de Viktor Ianoukovitch, Arseni Iatseniouk savait que la tâche ne serait pas facile. Il n'y avait pas d'argent dans les caisses de l’État, la Crimée était alors en proie à de curieux troubles qui allaient rapidement déboucher sur une occupation par une armée sans insigne, il fallait signer l'accord d'association avec l'Union européenne, s'accorder sur un programme d'austérité avec le FMI… et il fallait organiser au plus vite des élections, afin de redonner une légitimité au pouvoir ukrainien.