En Israël, l’échec de Tzipi Livni sanctionne la faillite politique de l'Etat

Par

Processus de paix en panne, désintérêt des militants, corruption, difficultés institutionnelles et dérives ségrégationnistes... Alors que Tzipi Livni, chef du parti centriste Kadima, a échoué dans sa tentative de constituer un gouvernement, le système politique israélien se trouve plongé dans une crise interminable. Enquête.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C'est le dernier épisode d'un improbable feuilleton, comme seule la vie politique israélienne en assure la production. Dimanche, la dirigeante du parti centriste du Kadima, Tzipi Livni, n'est finalement pas parvenue à former un gouvernement, comme elle l'a confirmé au président Shimon Peres. Après quatre semaines de négociations, celle qui a succédé à Ehoud Olmert à la tête de la formation créée par Ariel Sharon a officiellement renoncé: cela ouvre la voie à la dissolution de la Knesset et à la convocation d'élections législatives qui devraient se tenir en février. Selon les sondages d'opinion, le chef du parti de droite, le Likoud, Benyamin Netanyahou, apparaît aujourd'hui comme le grand favori.