Accusé d'immobilisme, le nouveau pouvoir tunisien promet des «réformes concrètes»

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La participation du parti musulman Ennahda au gouvernement tunisien mené par le parti Nida Tounes illustre l'alliance des deux formations qui, depuis 2011, ont évité d'entreprendre toute réforme de fond. Ce tête-à-tête est à peine troublé par le parti libéral Afek Tounes. Portrait, à Tunis, de cette nouvelle coalition au pouvoir pour cinq ans.

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Tunis, de notre envoyé spécial.- Il y a de nouvelles têtes, certes. Celle de Saida Ounissi, par exemple, la députée d’Ennahda sur la circonscription France 1. À 27 ans, cette thésarde en sociologie politique à Paris, ancienne responsable de la presse de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF, inspirée des Frères musulmans), a débarqué en politique pour redonner du souffle au groupe parlementaire du parti musulman conservateur Ennahda, renouvelé aux deux tiers lors des dernières élections législatives d’octobre 2014. Il y a aussi la figure de Zied Lardhari, porte-parole d’Ennahda, que le parti a habitué aux plateaux de télévision à partir de 2013, pour finalement le promouvoir, à 40 ans, ministre de l’emploi et de la formation professionnelle (voir ici la composition du gouvernement tunisien, et celle de l'Assemblée des représentants du peuple).