La Française Florence Hartmann se retrouve dans une situation surréaliste. Détenue depuis jeudi 24 mars à La Haye par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), cette ex-correspondante du Monde dans les Balkans a tout loisir d’observer, depuis sa cellule, son nouveau « compagnon » de détention Ratko Mladic, accusé de génocide et de crimes contre l’humanité, se promener dans la cour et papoter avec d’autres prisonniers, pendant qu’elle est enfermée à l’isolement et subit des conditions de détention « totalement inutiles, injustifiées et disproportionnées », selon son avocat.