Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brik est libre

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Le journaliste Taoufik Ben Brik, condamné pour une affaire montée de toutes pièces selon sa famille et reporters sans frontières, a purgé sa peine. Retour sur une affaire tunisienne qui a entaché aussi bien l'image de la Tunisie que celle de la France.

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Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brik a été libéré, mardi 27 avril. «Nous craignions que sa détention ne soit prolongée s'ils fabriquaient d'autres accusations mais il m'a appelé il y a deux heures pour me dire qu'il était libre», a déclaré sa femme, Azza Zarrad. Sa libération avait été annoncée quelques instants plus tôt par Reporters sans frontières, dont le secrétaire général, Jean-François Julliard, a fait part de son soulagement.
Accusé d'avoir agressé une femme, Ben Brik avait été arrêté en octobre et condamné le mois suivant à six mois de prison. Il a toujours nié les faits, se disant victime d'une machination. Sa famille et Reporters sans frontières avaient parlé d'affaire «montée de toutes pièces». Les autorités tunisiennes ont démenti toute motivation politique et affirment que personne ne doit être au-dessus des lois.
L'affaire Ben Brik, dont s'était saisie la presse française, à laquelle Ben Brik a régulièrement collaboré, est aussi le reflet d'une diplomatie française timorée, sans scrupules vis-à-vis d'un régime tunisien qui a accentué sa pression sur l'opposition depuis la réélection du président Ben Ali en octobre 2009.
Retour sur une affaire suivie de près sur Mediapart: