Nucléaire iranien: la reculade de Macron face à Trump

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Sur les principaux dossiers en discussion pendant sa visite aux États-Unis, sur le climat ou le commerce international, Emmanuel Macron n’a obtenu aucune percée diplomatique. Sur le nucléaire iranien, c’est pire : il a accepté, contrairement aux autres Européens, le principe d’un nouvel accord exigé par Trump. Au risque d’aggraver la déstabilisation du Moyen-Orient.

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Emmanuel Macron s’était envolé pour Washington résolu à convaincre Donald Trump de ne pas sortir de l’accord sur le nucléaire iranien, signé en juillet 2015 à Vienne, entre Téhéran et les « 5+1 » (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne). Il est rentré sans avoir obtenu la moindre assurance sur ce point. Tout au contraire. Et il a même été contraint de faire une concession de taille au président américain en acceptant le principe d’un nouvel accord, plus dur et plus large, incluant notamment les activités balistiques de Téhéran. Projet que, jusqu’à présent, aucun des autres partenaires de l’accord n’est prêt à endosser.