Migrants: le rideau de fer bulgare

Vingt-cinq ans après la chute du rideau de fer, la Bulgarie dresse un mur à sa frontière turque pour endiguer le flot de migrants qui fuient les guerres du Proche-Orient et d'Afghanistan.

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Jusqu'en 1989, un long grillage serpentait le long de la frontière entre la Bulgarie soviétique et la Turquie, fidèle alliée des Occidentaux. Ce rideau de fer est tombé avec l'URSS. Mais la Bulgarie est en train de construire un nouveau mur, juste à côté de l'ancien, pour stopper les migrants syriens, irakiens ou afghans fuyant la guerre, raconte Le Figaro. Le nouveau mur, hideux rideau de grillage et de barbelés, s'élève désormais comme un rempart face aux quelque 40 000 migrants qui tentent chaque année de passer cette frontière pour rejoindre l'Europe. Visiblement gênées par cette résurgence du passé, les autorités bulgares jurent qu'il n'y a aucun rapport entre les deux murs. C'est ce qu'assure aussi Yordan Malinov, un garde frontière qui a connu la période communiste « Jadis, il y avait des militaires tous les 500 mètres, et ils pouvaient tirer. Aujourd'hui, ce sont des policiers, et ils ne sont pas armés. C'est pour cela qu'il nous faut un mur beaucoup plus solide que les quelques fils barbelés qu'on avait à l'époque… »