Au Maroc, l’espace public reste un enfer pour les femmes

Par

L’été dernier, deux vidéos d’agressions sexuelles de jeunes femmes à Tanger et Casablanca ont choqué le Maroc. Le gouvernement promet une loi depuis des années. Safaa Monqid, sociologue, explique comment l’espace public dans le monde arabe exclut les femmes.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C’était en août 2017. Une vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, provoquait une onde de choc et venait rappeler combien le harcèlement sexuel est un fléau au Maroc. On y voit, à l’arrière d’un bus qui roule dans Casablanca, une jeune femme se faire agresser en pleine journée par quatre adolescents sans que personne ne bouge, ni les passagers ni le chauffeur. Le bus file tandis que la victime subit les assauts de ses agresseurs, qui la touchent, la pelotent, lui dénudent le haut du corps en la moquant et en l’insultant. La scène fait, aussitôt mise en ligne, rejaillir la question du harcèlement des femmes au Maroc.