Syrie: les Kurdes condamnés par le retrait américain

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Après avoir joué un rôle majeur dans la guerre contre l'État islamique, les Kurdes de Syrie risquent d’être les premières victimes de la décision de Trump. Mais l’Europe pourrait aussi payer d’une recrudescence du terrorisme cette initiative irréfléchie du président américain qui a déjà permis à l'armée du régime de Damas de reprendre le contrôle d'une région frontalière évacuée par les forces kurdes.

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Sur les quelque 40 000 militaires américains aujourd’hui présents au Moyen-Orient, 2 000 soldats des Forces spéciales, déployés en Syrie, vont être retirés d’ici deux à trois mois et rentrer aux États-Unis. Annoncée le 19 décembre par un tweet présidentiel dans lequel Donald Trump affirmait que le groupe État islamique était « vaincu », cette décision surprenante, prise sans aucune concertation, a frappé de stupeur les alliés et amis de Washington qui n’ont caché ni leur désapprobation ni leur inquiétude.