Accord «historique» de paix en Afghanistan: les talibans remportent la première manche

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Les « étudiants en religion » et Donald Trump doivent signer à Doha un accord qui doit mettre fin à la présence militaire américaine. Mais rien n’indique que les insurgés soient prêts ensuite à partager le pouvoir avec Kaboul. 

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Quand il était parlementaire, Mike Pompeo était radicalement hostile à tout retrait américain d’Afghanistan et il s’en prenait durement à Barack Obama sur cette question : « En tant qu’ancien officier, je suis extrêmement inquiet de voir un président des États-Unis faire de la politique avec des questions cruciales de sécurité nationale. » Élection présidentielle oblige – le retour des « boys » était une des promesses de campagne de Donald Trump lors du précédent scrutin –, le chef de la diplomatie américaine a retourné sa veste : il est devenu le plus chaud partisan d’un tel retrait. Et il se dit aujourd’hui confiant sur la volonté des talibans de respecter l’accord de paix « historique » qui doit être signé le 29 février, à Doha (Qatar).