Le succès d’Olaf Scholz, maigre réjouissance d’une social-démocratie européenne en petite forme

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Pour la première fois depuis 2005, la social-démocratie allemande peut espérer conquérir la chancellerie. Son succès n’est cependant que relatif et ne promet guère de rupture à l’échelle européenne, où ses partis frères restent globalement à la peine. 

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À l’issue du scrutin législatif de dimanche en Allemagne, l’accès d’un social-démocrate à la chancellerie est un scénario probable. Il y a encore quelques mois, il était pourtant très lointain. Depuis 2005, le SPD avait enchaîné les contre-performances à chaque élection, permettant à Angela Merkel de gouverner durant seize années consécutives. Sur la même période, pas moins de sept dirigeants se sont succédé à la tête du parti. Au moins de juin encore, le niveau des sociaux-démocrates dans les intentions de vote était catastrophique, à peine au-dessus de la barre des 15 %. Les Verts menaçaient de les supplanter comme parti susceptible de créer l’alternance.