Les hommes de l'EI et leurs familles encerclés dans l'Est syrien

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Les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) dans l'est de la Syrie sont aujourd'hui encerclés dans une dernière petite enclave de seulement cinq à six kilomètres carrés près de l'Euphrate, avec leurs femmes et leurs enfants.
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KAMICHLI, Syrie (Reuters) - Les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) dans l'est de la Syrie sont aujourd'hui encerclés dans une dernière petite enclave de seulement cinq à six kilomètres carrés près de l'Euphrate, avec leurs femmes et leurs enfants.

Les rebelles des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui combattent l'EI avec l'appui des Etats-Unis, ont annoncé qu'ils avaient ralenti leur progression dans la région pour éviter de lourdes pertes civiles.

A en croire Patrick Shanahan, secrétaire américain à la Défense par intérim, les FDS vont reconquérir dans les semaines à venir les territoires encore aux mains de l'EI en Syrie.

Depuis la semaine dernière, plus de 10.000 personnes, en majorité des femmes, des enfants et des vieillards épuisés et affamés, ont fui cette enclave pour rejoindre le camp de réfugiés d'Al Hol, a rapporté l'association International Rescue Committee (IRC).

Les FDS sont dominées par les miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG). Grâce à l'appui des 2.000 soldats américains encore en Syrie et au soutien aérien de la coalition, ils ont peu à peu repoussé les djihadistes qui dominaient autrefois une grande partie du pays.

Pour éviter un bain de sang parmi les familles des combattants de l'EI, les FDS ont décidé de ne pas lancer une offensive massive et de se limiter à des frappes de précision, a expliqué l'un de leurs porte-parole, Moustafa Bali.

"Il y a des milliers de familles là-bas, avec les hommes de Daech. Ce sont des civils, on ne peut quand même pas lancer une attaque générale et tout balayer, on mettrait des enfants en danger", a-t-il ajouté.

Mardi, un calme relatif régnait sur la ligne de front.

Les djihadistes ont proposé de cesser le combat à condition qu'on les laisse partir librement, ce que les FDS ont refusé, a ajouté Moustafa Bali.

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