Selon Me Roux, l'avocat de Duch, «un criminel est toujours plus grand que son crime»

Par

C’est un chantre de la désobéissance civile, avocat des faucheurs d’OGM et de José Bové, qui défend Duch devant le tribunal des Khmers rouges, depuis lundi 30 mars. Cette fois, son client n'est autre que l'ancien directeur du centre de torture cambodgien S-21, serviteur zélé du régime ultracommuniste de Pol Pot (1975-1979), accusé de crimes contre l’humanité. A Phnom Penh, Me François Roux se sent pourtant à sa place. Dans un long entretien, il explique à Mediapart qu'il plaidera les circonstances atténuantes et qu'il espère éviter la perpétuité à son client. «Un criminel est toujours plus grand que son crime», assure-t-il. Et de pointer le risque «d'un procès expiatoire». Propos dérangeants, donc stimulants.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C’est un chantre de la non-violence qui défendra Duch devant le tribunal des Khmers rouges, à partir du lundi 30 mars. Avocat des faucheurs d’OGM et de José Bové, jadis d’indépendantistes kanaks et des paysans du Larzac, François Roux milite pour la désobéissance civile depuis des décennies. À 56 ans, pourtant, ce protestant s'apprête à plaider le cas de l’ancien directeur de la prison cambodgienne S-21, tortionnaire zélé du régime de Pol Pot (1975-1979), accusé de crimes contre l’humanité et responsable d’au moins 12.000 morts.