Moines de Tibéhirine: l'Etat français savait «à peu près tout» dès 1998

Par et
Le juge antiterroriste Marc Trévidic, qui enquête sur les assassinats de sept religieux français en 1996 en Algérie, a obtenu ces derniers jours la transmission d'une note déclassifiée du général Rondot. Dès 1998, est-il écrit, «on sait à peu près tout sur les circonstances de l'enlèvement, de l'exécution et de la récupération des corps des moines». Nos révélations.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Les soupçons sur un éventuel double jeu de l'Etat français à l'égard de la justice dans l'affaire des moines de Tibéhirine viennent d'être spectaculairement renforcés. Le juge antiterroriste Marc Trévidic, qui tente d'éclaircir les conditions dans lesquelles sept religieux français ont été tués au printemps 1996 en Algérie, a obtenu ces derniers jours la transmission d'une note déclassifiée du ministère de la défense. Selon ce document, dès 1998, «on sait à peu près tout sur les circonstances de l'enlèvement, de l'exécution et de la récupération des corps des moines».