Temir Porras : «Etre fidèle à Hugo Chavez, c'est innover»

Par Jean-Baptiste Mouttet

Pour l'ancien chef de cabinet de Nicolas Maduro, la crise politique et économique que vit le Venezuela est aggravée par le manque de réactivité du gouvernement et les pressions aussi bien internes qu'externes sur la révolution bolivarienne.  

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Où va la révolution bolivarienne ? Depuis la mort d'Hugo Chavez le 5 mars 2013 et l'arrivée au pouvoir de Nicolas Maduro, le pays vit dans l'instabilité. L'inflation ne parvient pas à être résorbée (68,5 % en 2014 quand le FMI pronostique 96,8 % en 2015) et des produits de première nécessité continuent de manquer régulièrement à l'appel. La baisse du prix du baril de pétrole n'arrange rien à la situation dans un pays qui dépend entièrement de l'or noir. À droite comme à gauche des analystes pointent du doigt le système de change qui favorise la spéculation. Au Venezuela, c'est l'État qui fixe les taux et distribue les devises aux entreprises qui ont besoin d'importer. Les réformes du système ne portent pas leurs fruits.