Sur la Syrie, la France est marginalisée

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L’assemblée générale de l’ONU a donné lieu à une passe d’armes entre Barack Obama et Vladimir Poutine sur le sort de Bachar al-Assad. François Hollande, qui a lancé sa première frappe contre l’organisation État islamique (EI) en Syrie, soutient la position américaine. Mais sa voix porte peu.

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François Hollande a chamboulé son programme. À New York, lundi, il a repoussé son passage à la tribune de l’assemblée générale des Nations unies pour improviser une conférence de presse, à l’heure des JT de 20 heures. Il a raté le discours du président russe Vladimir Poutine et s’est fait remplacer par l’émir du Qatar. Et quand le président français est finalement intervenu, ce sont ses homologues russe et américain qui étaient absents. Poutine et Obama avaient rendez-vous, à l’invitation du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, pour leur premier entretien bilatéral depuis plus de deux ans. Au menu : l’Ukraine bien sûr, mais surtout la Syrie.