En Israël, le deuxième confinement provoque méfiance et désunion

Par Salomé Parent-Rachdi

Israël est le premier pays à imposer un deuxième confinement général. Si la méfiance envers le gouvernement est générale et la colère de la population réelle, la gauche et la droite religieuse s’accusent mutuellement de propager le virus. 

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Tel-Aviv (Israël).– Le farniente n’est pas autorisé sur la plage mais qu’importe, Tamar et Anna sont venues tout équipées. Crème solaire, lunettes et gros bouquin sur le sable de Tel-Aviv. Le confinement qui n’autorise que les « activités sportives » au bord de l’eau ? « Ça va ! Quelle différence y a-t-il entre faire de la gym et lire sur sa serviette ? Récemment encore, on a su qu’un conseiller de Benjamin Netanyahou n’avait pas respecté les consignes… On ne va pas nous embêter pour une sortie plage ! » En télétravail, les deux amies s’autorisent une entorse aux règles mises en place par le gouvernement israélien mi-septembre : interdiction de s’éloigner de son domicile, fermeture des restaurants, contrôle des allées et venues entre les villes…