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La droite polonaise légifère sur la mémoire du IIIe Reich

Une loi a été votée vendredi pour condamner quiconque mettrait en cause la responsabilité des Polonais dans les crimes commis par l'Allemagne nazie. L’initiative a ouvert une crise diplomatique avec Israël.

Amélie Poinssot

30 janvier 2018 à 13h18

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C’est une loi qui fait réagir jusqu’à Tel-Aviv. Vendredi 26 janvier, le parlement polonais a adopté un texte condamnant le fait de dire que l’État ou la Nation polonaises portent une part de responsabilité dans les crimes commis par l'Allemagne nazie. Il prévoit une peine de trois ans de prison pour toute personne qui, « publiquement et à l’encontre des faits établis », ferait porter ainsi la responsabilité des crimes nazis à des Polonais. Les travaux de recherche et les œuvres artistiques ne seraient pas toutefois pas concernés par cette loi. Ce texte (à retrouver sous l’onglet Prolonger) vise en particulier – mais sans le citer – l’emploi de l’expression « camps de la mort polonais », souvent utilisée dans le passé par les médias étrangers pour désigner les camps d’extermination nazis installés sur le sol de la Pologne occupée pendant la Seconde Guerre mondiale.

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