Turquie: révélations sur la traque mondiale des gülénistes

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Des dizaines de rapports confidentiels, révélés par Mediapart et ses partenaires du réseau de médias européens EIC, démontrent que les responsables religieux et les diplomates turcs ont espionné dans le monde entier les sympathisants supposés de la confrérie Gülen, accusée par le président Erdogan d'avoir fomenté le coup d'État manqué de juillet 2016. Au moins trente-huit pays sont concernés, dont la moitié des États de l'Union européenne.

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« Grâce à la forte présence de notre pays en Autriche, le pouvoir de cette organisation décline de plus en plus. Leur cou est brisé. » C’est la conclusion d’un rapport envoyé à Ankara par le consulat de Turquie à Salzbourg. L’« organisation » en question est la confrérie religieuse de Fethullah Gülen, accusée (sans preuves) par le président turc Recep Tayyip Erdogan d’avoir fomenté le coup d’État manqué de juillet 2016. Depuis lors, l’homme fort d’Ankara a lancé une impitoyable chasse aux sympathisants réels ou supposés du mouvement Gülen. En Turquie, où une purge massive s’est traduite par plus de 45 000 arrestations et la suspension de 130 000 fonctionnaires. Mais aussi à l’étranger.