Italie 2018 vs Grèce 2015: deux façons opposées d’aborder la question migratoire

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Dans une Italie bien moins exposée aux arrivées d'exilés que par le passé, le ministre de l'intérieur Matteo Salvini se répand en propos xénophobes tandis que les attaques racistes se multiplient. Rien à voir avec la Grèce de l’été 2015 qui, asphyxiée financièrement, avait généreusement accueilli les personnes qui débarquaient chaque jour par milliers.

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Surenchère, inconscience et provocation. Tels semblent être les moteurs du ministre italien de l'intérieur, Matteo Salvini, depuis qu'il a pris ses fonctions, le 2 juin dernier. Ces derniers jours, il est allé jusqu'à citer quasiment mot pour mot Mussolini, lançant sur Twitter, à l'occasion du jour anniversaire de l'ancien dictateur fasciste : « Tellement d'ennemis, tellement d'honneur ». Quant aux agressions racistes qui se multiplient depuis quelques mois dans le pays, il a répondu ce lundi : « Je rappelle qu’il y a environ 700 délits commis chaque jour en Italie par des immigrés, soit près d’un tiers du total, et ceci est la seule vraie urgence pour laquelle je me bats en tant que ministre. »