En Iran, pas de trêve pour les manifestants

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Les autorités iraniennes ordonnent désormais à l'opposition de cesser ses manifestations et démentent l'envoi de troupes et de blindés à Téhéran en prévision d'un nouveau rassemblement, comme le rapporte un site internet proche de l'opposition. Les Etats-Unis promettent des sanctions à l'encontre de «certains éléments» du gouvernement iranien.

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Après la mort de huit personnes – dont Ali Habibi Moussavi, neveu de l'opposant Mir Hossein Moussavi –, dimanche 27 décembre, en marge de manifestations tenues à l'occasion de la célébration chiite de l'Achoura, les autorités ont prévenu qu'elles ne toléreraient plus un seul défilé antigouvernemental. Mercredi, le chef de la police avait déjà averti les partisans de Moussavi qu'ils devaient s'attendre à une dure répression s'ils s'associaient aux rassemblements contre le régime. Et cette semaine, une vingtaine de figures du mouvement réformateur ont été arrêtées, dont trois proches conseillers de Moussavi, son beau-frère et la sœur de la juriste, prix Nobel de la paix, Shirin Ebadi.