L’usage des armes par les forces de l’ordre est encadré par deux principes : « l’absolue nécessité » et le caractère « proportionné » de la riposte. Une réforme adoptée en 2017 a introduit une certaine confusion, tandis que les agents et les autorités politiques invoquent l’augmentation des refus d’obtempérer.
Les législatives ont confirmé un nouvel ordre électoral dominé par des forces nouvelles ou longtemps éloignées du pouvoir. La gauche devra ses sièges supplémentaires à sa dynamique de rassemblement, et l’extrême droite à son ancrage toujours plus affirmé.
Malgré une campagne atone, le Rassemblement national sauve les meubles en se maintenant dans près de deux cents circonscriptions. S’il ne profite pas de la dynamique de l’élection présidentielle, le parti de Marine Le Pen est quasiment assuré d’avoir enfin un groupe au Palais-Bourbon. Éric Zemmour et ses candidats, eux, sont rayés de la carte.
Moins de deux mois après sa réélection, Emmanuel Macron doit essuyer une première déception électorale. Le camp présidentiel n’a guère rassemblé plus de voix, au niveau national, que la gauche unie. Favorisée par les reports de voix au second tour, la Macronie craint toutefois de perdre sa majorité absolue à l’Assemblée.
En se qualifiant au second tour dans plus de 350 circonscriptions et en étant au coude à coude avec la majorité présidentielle en nombre de voix, la gauche écologiste unie réussit une performance inédite.
Près de 53 % des électeurs se sont abstenus lors du premier tour des législatives, un score historique. Conséquence, il n’y aura quasiment aucune triangulaire. La mobilisation des électeurs et le report des voix du RN va peser lourd pour départager les candidats de la majorité présidentielle et ceux de la Nupes.
« Il n’y a pas d’occupation israélienne en Cisjordanie… », affirme le premier ministre d’Israël, Naftali Bennett. Un an après son arrivée au pouvoir, il continue de refuser tout dialogue avec ses voisins et se trouve à la tête d’une coalition hétérogène et fragile. Et son prédécesseur Benjamin Netanyahou est en embuscade.
C’est le coup de force de la gauche : avoir réussi à s’unir et à capitaliser sur le score de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle pour repolitiser ces élections, et menacer la majorité présidentielle.
Plus de 300 économistes, dont Thomas Piketty, apportent leur soutien au programme de la Nupes. Une « assemblée de compétences » avec laquelle la coalition de gauche compte bien rester en lien, qu’elle gouverne ou qu’elle occupe des postes clés à l’Assemblée après les législatives.
Dans les années 1970, le programme commun fut rejeté par des membres du PS imprégnés de culture anticommuniste. Ils ne trouvèrent aucun espace pour une quelconque « troisième voie ». À cinquante ans de distance, le même défi se pose aux contempteurs de la Nupes.