L’inflation est la première préoccupation des Français. Mais aux législatives, le déni du gouvernement et son attitude face à la gauche sur ce dossier ont conduit l’électorat à se réfugier dans l’abstention ou le vote RN. D’où la nécessité de retrouver un débat économique réel.
Désavoué par les urnes, le chef de l’État se retrouve confronté à une crise politique et institutionnelle inédite. Le second quinquennat de ce président sans majorité s’annonce insoluble, à moins d’une recomposition encore difficile à imaginer.
Avec un groupe de 89 députés, l’extrême droite fait une progression fracassante à l’Assemblée nationale. Elle aura pour la première fois les coudées franches pour imposer ses thèmes dans l’hémicycle.
Deux mois après sa réélection, le président de la République échoue à obtenir une majorité absolue à l’Assemblée. Une situation inédite depuis trente ans. La gauche unie de la Nupes devient, de loin, la principale force d’opposition. Mais l’extrême droite obtient un nombre historique de parlementaires.
En augmentant très fortement ses taux directeurs, la Fed annonce un changement d’ère : il ne s’agit plus de préserver la croissance mais de combattre l’inflation coûte que coûte. Toutes les autres banques centrales sont obligées de s’aligner pour défendre la valeur de leur monnaie face au dollar afin de limiter le coût des importations et l’ampleur de la hausse des prix.
Entre prudence, sens de leurs intérêts et ressentiments envers le camp occidental, une grande partie des pays de la planète refusent d’être enrôlés dans le combat contre Vladimir Poutine. S’ils ont condamné l’invasion de l’Ukraine, ils ne se sont pas joints aux sanctions. Le combat contre le dictateur moscovite est loin d’être leur priorité.
Renaissance de la gauche, affaiblissement de Macron, place de l’extrême droite… À la veille du second tour des législatives, Mediapart passe en revue les principales questions que pose le scrutin.
En renvoyant la Nupes à l’extrême gauche, la Macronie prétend englober la sensibilité sociale-démocrate. Il ne s’agit pourtant que d’un avatar dévitalisé de ce courant intellectuel et politique. Pour plusieurs de ses figures historiques, la stratégie réformiste n’impliquait pas la disparition d’un objectif de transformation sociale.
En Guyane, comme dans le reste des outre-mer français, les termes du débat politique entre les deux tours des élections législatives ont pris le caractère de l’épuisement. La Nupes n’y est pas officiellement représentée et les députés de la majorité sortante tentent de se défaire d’un héritage trop lourd à porter.