Jusqu’ici envisagés comme un moyen de propagande, le téléphone portable et les réseaux sociaux sont utilisés par les services ukrainiens pour collecter du renseignement opérationnel qui explique les nombreuses embuscades dans lesquelles est tombée l’armée russe.
Si le vote « barrage » contre l’extrême droite est massif dans la métropole, une partie de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon au premier tour a utilisé au second un bulletin « Le Pen » pour faire barrage à Macron. Notamment dans les territoires d’outre-mer.
Les résultats de l’élection présidentielle de 2022 ont confirmé l’entrée dans une nouvelle ère politique. Elle se caractérise par un risque de sous-représentation massive et durable de pans entiers de l’électorat.
Avec 28 % d’abstention, le second tour de la présidentielle a tenu sa promesse : mobiliser encore moins que le premier. Le nombre de votes blancs est peu ou prou celui de 2017, mais triple par rapport au 10 avril 2022. Macron a promis de prendre en considération le « silence » des électeurs.
Emmanuel Macron a été réélu face à Marine Le Pen avec 58,54 % des suffrages exprimés. La stratégie qu’il a mise en place pendant cinq ans a donc été gagnante électoralement. Mais elle ne peut qu’être perdante démocratiquement, les fractures n’ayant jamais été aussi béantes.
En récoltant plus de 60 % des suffrages aux Antilles françaises, Marine Le Pen confirme son ancrage ultramarin. Ce vote représente aussi et surtout la profonde rupture de cet électorat avec le président sortant.
Pour préserver la cohésion du mouvement qu’ils ont construit, et qui se scinde sur l’attitude à avoir face au second tour de la présidentielle, les cadres insoumis refusent d’appeler clairement à voter Macron. Quand bien même beaucoup s’apprêtent à le faire.
Le président sortant et la candidate d’extrême droite ont débattu mercredi soir, pendant près de trois heures. Leurs échanges souvent courtois, techniques et dépolitisés ont révélé la nature profonde des deux candidats qualifiés pour le second tour de la présidentielle.
L’élection du président sortant s’annonce plus serrée, voire plus incertaine qu’en 2017. En cause : la progression de l’extrême droite et la proportion d’électeurs qui pourraient choisir de s’abstenir ou de voter blanc ou nul.