Le candidat du pôle écologiste réalise une contre-performance ce 10 avril en réunissant 4,7 % des voix. Dans son allocution, il a appelé aux dons pour rembourser sa campagne, et au sursaut pour les législatives. Au risque d’un effacement de son courant politique au plan national cinq ans durant.
Comme en 2017, le second tour de la présidentielle opposera Marine Le Pen à Emmanuel Macron. Malgré un score notable talonnant le RN, Mélenchon a échoué à déjouer les pronostics. La gauche est encore une fois balayée. L’extrême droite n’a jamais été aussi forte pour un scrutin marqué par une forte abstention.
Par-delà les errements tactiques, les difficultés de la campagne de Valérie Pécresse sont à comprendre à la lumière des dernières années. Affolée par la montée de l’extrême droite, concurrencée par l’émergence d’Emmanuel Macron, la droite LR a cédé à la radicalisation pour sauver, à court terme, sa petite boutique. Une stratégie en forme d’impasse.
L’auto-désigné « président des jeunes » a mené une campagne courte et sans débat, y compris sur les questions de politiques publiques dédiées à la jeunesse. Alors que la question n’a été que peu abordée lors de sa dernière interview de campagne chez Brut, retour sur un bien maigre bilan.
Les jeunes abstentionnistes sont la réserve de voix que chaque candidat tente de séduire… Quitte à faire la course derrière les influenceurs, les streamers et autres créateurs de contenus.
En 2017, la ville de Gérard Collomb avait activement participé à l’émergence puis à la victoire d’Emmanuel Macron. Un quinquennat plus tard, La République en marche y a des allures de champ de ruines. La faute aux querelles internes mais aussi à l’incapacité - voire au refus - de se structurer en véritable parti.
Des conseillers, intellectuels et dirigeants russes détaillent les enjeux de la guerre d’invasion de l’Ukraine. C’est bien « l’Empire du mensonge », c’est-à-dire l’Occident, qu’il s’agit de battre pour renverser l’ordre mondial. Pour Moscou, cette guerre est « existentielle » et la mobilisation du pays se fait dans une rhétorique aux accents désormais fascistes.
Alors que Xi Jinping brigue un troisième mandat de secrétaire général du Parti communiste chinois à l’automne, le pouvoir entendait maintenir la stabilité intérieure à tout prix. La résurgence du Covid, la crise immobilière, le ralentissement économique et la guerre en Ukraine bousculent tous ses plans.
L’analyse des niveaux d’abstention des derniers scrutins présidentiels n’est pas de bon augure en matière de participation électorale pour 2022. Mais la démobilisation ne sera pas générale, certaines candidatures ayant plus à perdre que d’autres à voir la population bouder les urnes.
Lors d’une visite de campagne, Emmanuel Macron a sous-entendu que l’apprentissage pourrait se faire dès la cinquième, avant de vite revenir sur ses propos. Cet épisode a remis au cœur du débat ce dispositif plébiscité par quasiment tous les candidats, alors même qu’il connaît de nombreuses limites.