La campagne du président sortant est dépourvue d’enthousiasme, de l’aveu même de ceux qui y participent. Mesures impopulaires, démobilisation, excès d’arrogance... Le doute s’installe parmi les troupes macronistes, où certains craignent la « balladurisation » de leur champion face à Marine Le Pen.
Les sénateurs ont tenté d’éclaircir les raisons de la non-publication du rapport de deux corps d’inspection sur Orpea en auditionnant la ministre de l’autonomie puis le PDG d’Orpea : c’est bien le gouvernement qui fait preuve de frilosité. De cette opacité, Orpea prend le meilleur parti.
Une étude quantitative récente qualifie « de gauche » le programme économique du RN à la présidentielle, rejoignant les accusations d’Éric Zemmour. Mais ces analyses ne résistent pas à une étude sérieuse de ce projet.
L’affaire McKinsey, mise en lumière par un récent rapport sénatorial, est devenue un sujet politique de campagne, dont Emmanuel Macron peine à se défaire. Et pour cause : elle révèle la nature profonde de son exercice du pouvoir et de sa conception de l’État.
Après un quinquennat marqué par les « gilets jaunes » et une abstention vertigineuse, la campagne présidentielle aurait pu être l’occasion d’un débat sur la question institutionnelle. À quelques exceptions près, dont Jean-Luc Mélenchon, le sujet est peu présent.
Le livre blanc sur la défense et la sécurité de l’UE a été adopté le 24 mars. Si de nombreuses voix françaises s’en félicitent, des problèmes de fond demeurent : un processus d’adoption peu démocratique, des mesures pas à la hauteur des enjeux, et un texte qui contente surtout les industriels.
Les crises du capitalisme ont conduit au retour de la notion de planification, y compris parmi les candidats les moins critiques de l’ordre économique existant. La version la plus ambitieuse est défendue par Jean-Luc Mélenchon, même s’il reste des ambiguïtés dans son programme.
Selon le directeur de la CIA, Poutine, sur quatre points clés, a fondé son analyse stratégique sur des évaluations qui se sont révélées fausses, pour lancer la Russie dans une guerre qu’il ne peut pas gagner. C’est avec un crédit international sérieusement entamé qu’il cherche aujourd’hui une sortie de crise.
Le gouvernement a beaucoup promis et peu fait pour les personnes âgées en perte d’autonomie. La vague démographique du grand âge doit pourtant se déployer jusqu’en 2040. Les candidats et les candidates veulent revaloriser les métiers, embaucher. Mais les idées manquent pour financer cette nouvelle branche de la Sécurité sociale.
Les autorités maliennes ont annoncé mi-mars la suspension de RFI et France 24. Petit à petit, le pouvoir fait taire les voix critiques dans le pays, tandis que l’armée est accusée de nombreuses exactions, pour l’heure impunies, contre les civils.