Le numéro un russe s’est adressé mercredi à la nation, demandant à ses compatriotes de rester chez eux. Le pays ne compte toujours que trois décès liés au Covid-19. Un curieux bilan qui soulève nombre de questions.
Le gouvernement assure tout faire pour rapatrier les dizaines de milliers de Français en voyage à l’étranger et dont les vols ont été annulés. Mais sur place, beaucoup d’entre eux témoignent de diplomates dépassés et de compagnies aériennes guère coopératives.
Des personnalités politiques, médiatiques, sportives sont dépistées alors même que le personnel soignant, en première ligne, n’est plus testé massivement. D’autres se vantent d’être traités à la chloroquine, protocole expérimental controversé. Y a-t-il des passe-droits ? Mediapart s’est penché sur plusieurs cas à travers la France.
Plusieurs dizaines de décès sont déjà à déplorer dans les maisons de retraite, lieu de contamination privilégié pour le Covid-19 faute de protections adéquates. Les services de réanimation en tension ne vont pas pouvoir accepter tout le monde et les médecins craignent de devoir gérer des fins de vie difficiles.
Chaque jour, les autorités annoncent le total des personnes infectées, un chiffre biaisé par la politique restrictive de la France en matière de tests. Le nombre de décès, lui, est minoré. Les seules données pour prendre la mesure restent celles des personnes hospitalisées et placées en réanimation.
Après cinq jours de violent bras de fer, le gouvernement a conclu samedi un accord avec le secteur du BTP ouvrant la voie à une reprise de certains chantiers malgré la crise du coronavirus.
De nombreux salariés du secteur bancaire estiment que leurs dirigeants privilégient les enjeux économiques au détriment des impératifs sanitaires. À l’autre bout de la chaîne, des clients dénoncent les pratiques « abusives » de leur banque face à la crise.
Si aucun cas n’a encore été annoncé, l’arrivée du coronavirus paraît inéluctable dans les camps de la région syrienne d’Idlib, où s’entassent plus d’un million de déplacés dans des conditions sanitaires déplorables.
Au bout d’une semaine de confinement, les assistantes maternelles connaissent enfin leur sort. Selon le ministère de la santé, elles doivent continuer de travailler et accueillir les enfants dont elles ont la garde. Des directives qui mettent le feu aux poudres dans une profession oubliée des discours gouvernementaux.
Le laboratoire hollandais qui a fourni les produits nécessaires à l’Institut Pasteur et aux hôpitaux français n’est pour l’heure plus en mesure de livrer la France pour le moment, selon nos informations. À l’instar de l’OMS, des scientifiques français réclament une politique massive de dépistage. « La France doit se préparer à faire évoluer rapidement sa stratégie de dépistage », a déclaré, samedi 21 mars, le ministre de la santé.