Siffler les actualités allemandes diffusées au cinéma, peindre des V sur les murs, éditer à quelque dix exemplaires des journaux... Plusieurs travaux récents d'historiens insistent sur l'importance de l'hostilité aux Allemands dès les premiers mois de l'Occupation. Deuxième volet de notre enquête sur les pionniers de la Résistance.
Une fausse information a circulé en boucle mardi matin dans les médias, faisant croire que la ville de Paris, faute de logements sociaux, avait eu à payer 15 millions d'euros de pénalité. Face à l'Assemblée nationale la semaine dernière, le ministre Benoist Apparu avait ouvert la voie à ce type de lecture erroné des chiffres de son ministère. Interrogé par Mediapart, il se défend de toute manipulation : «Je ne suis pas le rédacteur en chef des Echos».
L'histoire des débuts de la Résistance, de ses atermoiements et de ses échecs, est longtemps restée très mal connue. Mais, depuis cinq ans, plusieurs travaux commencent à combler ce vide historiographique. Dans ce premier volet d'une série de trois enquêtes sur les Résistants de Noël 40, Mediapart retrace d'abord l'itinéraire de ces pionniers.
L'Elysée va avoir du mal à maintenir que l'affaire Karachi «ne concerne en rien» Nicolas Sarkozy. L'ex-n°2 des services secrets français, Alain Juillet, a affirmé au juge Van Ruymbeke avoir été mandaté en juin 2008 par la présidence pour négocier avec l'ancien dirigeant d'une société écran qui menaçait de faire des révélations sur les dessous politico-financiers de grands contrats d'armement. Nous publions l'intégralité (à lire en cliquant ici) de sa déposition.
Spécialiste mondial du risque des coupe-faim, auteur d'une étude importante financée par les laboratoires Servier, Lucien Abenhaim a été directeur général de la santé de 1999 à 2003. De ce poste, il n'a rien vu ni pressenti des dangers du médicament Mediator. «On a réussi à me neutraliser», déclare-t-il à Mediapart, désignant les laboratoires Servier.
On la dit trop décalée par rapport aux joutes présidentielles et à la polémique médiatique. On la dit déstabilisée par l'hypothèse d'une candidature Hulot, derrière qui elle devrait s'effacer. Mais la présumée candidate écolo pour 2012 entend reprendre les choses en main, dès le début de l'année prochaine.
Pour accompagner ses incessantes restructurations, La Poste donne de bien curieux conseils à ses cadres et propose d'effarantes formations. Avec un slogan: «Qui refuse le changement creuse sa propre tombe». Depuis des mois, syndicats et médecins du travail alertent sur l'«épuisement» des salariés de l'entreprise publique. Sud évoque un «deuxième France Télécom». Enquête.
Le calendrier encore flottant de la réforme de la dépendance fait craindre aux départements une année 2011 très difficile. Pris en étau entre des dépenses sociales qui explosent et des recettes qui s'épuisent, ils ont décidé de porter leur contentieux devant le Conseil d'Etat. Enquête dans trois départements débordés pour prendre la mesure des budgets en jeu. Un article d'Elodie Berthaud
Il y a deux ans, elle était quasiment inconnue en dehors de l'Alaska. Aujourd'hui son nom est plus recherché sur internet que celui de Barack Obama. Qui est-elle : un phénomène médiatique ? Une entreprise ? Une candidate pour 2012 ? Sûrement un peu des trois, ce qui constitue un cocktail dangereux pour les démocrates.
Les candidats aux sénatoriales jouissent d'un régime d'exception: pas d'obligation de compte de campagne; pas de limitation des dépenses; pas de plafonnement des dons. Jeudi, cinq sénateurs ont enfin recommandé d'y mettre fin.