À la surprise générale, le Collectif Respect a répondu à l'appel d'offres réorganisant la présence associative dans les centres de rétention pour étrangers. Inconnue dans le secteur des droits des étrangers, créée en 2002 à la suite d'un match de football au cours duquel La Marseillaise avait été sifflée, cette organisation revendique son «lien avec la droite», selon Maryse Lechesne, sa coordinatrice. Enquête.
Avant l'élection américaine du 4 novembre, Mediapart vous propose une série consacrée aux enjeux du scrutin pour les pays liés aux Etats-Unis mais, également, pour ceux qui sont en conflit avec la première puissance mondiale. Aujourd'hui, deuxième volet: l'Afrique. Ce n'est pas une surprise, les pays africains espèrent que Barack Obama, dont le père est kenyan, sera élu. Pour autant, ils n'attendent pas de bouleversements majeurs de la politique américaine à leur égard.
Au moins cinq associations, dont la Cimade, ont répondu à l'appel d'offres réorganisant l'aide aux étrangers enfermés dans les centres de rétention administrative. Malgré la procédure judiciaire en cours, la date butoir était fixée au mercredi 22 octobre. Forum réfugiés, France terre d'asile, l'Ordre de Malte et l'Assfam sont sur les rangs. Toujours opposée à la réforme imposée par le ministre de l'immigration, la Cimade va déposer un recours devant le Conseil d'État. Ce marché public représente un budget de 5 millions d'euros par an, ce qui a pu aiguiser les appétits.
Alors que l’Assemblée nationale enquête sur les pratiques de lobbying et s’interroge sur les moyens d’assainir les relations entre élus et entreprises, Mediapart révèle que certains parlementaires chassent, chaque année, aux frais de Groupama. Comme par hasard, l'entreprise cible notamment des députés intéressés par le dossier "assurances". Claude Gatignol (UMP), le seul à reconnaître sa participation, n'y voit aucun conflit d'intérêt. Mais certains de ses collègues s'offusquent de ce mélange des genres.
Qui est Antoine Di Zazzo, l'homme qui a vendu à la police et à la gendarmerie le si décrié «pistolet à impulsion électrique»? Quels sont ses réseaux? Ses méthodes? Ses bénéfices? Mediapart publie une enquête fouillée, à la fois vidéo et écrite, alors que le PDG de Taser France est mis en examen dans l'affaire de l'espionnage présumé d'Olivier Besancenot.
Face à la plongée des bourses, les débats se poursuivent dans le paysage socialiste d'avant-congrès de Reims (14-16 novembre). Et les stratégies des différentes motions varient, entre ceux qui s'appuient fortement sur la crise (Benoît Hamon), ceux qui s'en tiennent au contenu de leur motion (Aubry et Delanoë), et ceux qui jouent l'éloignement des enjeux partisans (Royal). Lire aussi:Notre reportage dans une section PS, à Lyon.
La plupart d'entre eux n'ont rien vu venir. Incapables d'anticiper le déclenchement ni l'ampleur du désastre. Pendant des mois, ils auront minimisé les risques de contagion de la crise des «subprime». Ils auront rassuré, à défaut de pouvoir élucider. Comment expliquer ce fiasco? Quelles sont les écoles de pensée les plus touchées par la crise? Qui sont ceux qui tirent leur épingle du jeu? Une grande enquête de Mediapart. Lire aussi:
A la découverte de l'œuvre du prix Nobel Paul Krugman
Le parti politique La France en action a-t-il été le paravent des sectes lors des élections législatives de juin 2007? C'est la question à laquelle les juges de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris vont répondre ce jeudi 16 octobre. Trois anciens candidats de cette organisation poursuivent en citation directe l'ancien juge et député UMP Georges Fenech qui avait pointé les «liens» entre des représentants de La France en action et diverses mouvances sectaires comme l'Église de scientologie.
Antoine Di Zazzo, le directeur de SMP Technologies, qui commercialise le pistolet électrique Taser en France, est en garde à vue depuis mardi 14 octobre. Motif: l'espionnage présumé d'Olivier Besancenot (LCR). Il y a quelque temps, Mediapart avait rencontré Antoine Di Zazzo. Qui démentait catégoriquement toute implication.
Chaque année, l'Etat et les collectivités locales dépensent toujours plus pour héberger les sans domicile fixe. Dans le plus grand désordre, ces budgets explosent. Et à cela s'ajoutent des coûts indirects colossaux, notamment en termes de santé publique, qui n'ont jamais été calculés. Alors que Christine Boutin présente devant le Sénat son projet de loi contre l'exclusion, le gouvernement ne semble pas comprendre qu'investir durablement dans le logement social lui permettrait à moyen terme de faire des économies qui se chiffrent en milliards d'euros. Lire aussi:
Le détail des mesures du projet Boutin et la remise en cause de la SRU