Les armes vendues par la France contribuent à affamer des millions de Yéménites. Selon une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, « affamer les civils comme méthode de guerre peut constituer un crime de guerre ».
Les généraux soudanais affirment qu’ils n’interviendront pas dans la composition du gouvernement civil qu’exige l’opposition. Mais, pour l’instant, aucune date n’est arrêtée pour ce transfert de pouvoir et l’armée refuse que le dictateur déchu soit remis à la justice internationale.
Le pays, qui avait accueilli plus d’un million de réfugiés libyens après les soulèvements de 2011, regarde avec appréhension l’attaque du maréchal Haftar sur Tripoli. La France, elle, est critiquée pour les ambiguïtés de sa politique en Libye.
Pour la première fois, le conflit israélo-palestinien n’a quasiment pas été débattu lors de la campagne pour le scrutin du 9 avril. Comme si le statu quo était la seule politique possible et la voix des Arabes-Israéliens ne comptait pas.
L’historienne Malika Rahal analyse le mouvement de contestation en Algérie, qui voudrait clore 57 ans de confiscation du pouvoir par le FLN et qui se joue tel un retour à 1962, quand l’indépendance avait mis fin à 132 ans de colonialisme.
Le 26 mars marque le quatrième anniversaire de l’intervention saoudienne au Yémen, transformant une guerre civile en conflit international. Aujourd’hui, la crise humanitaire ne fait qu’empirer, mais des signaux indiquent que 2019 pourrait enfin voir un cessez-le-feu durable s’installer.
Alors que le gouvernement français fait tout pour convaincre Angela Merkel de mettre fin à l’embargo allemand sur les ventes d’armes à l’Arabie saoudite, le ministre des affaires étrangères explique que Paris ne vend rien à l’aviation saoudienne, ce qui est faux. Mediapart en apporte la preuve.
Derrière les ventes d’armes, se cache souvent la maintenance. Depuis 2014, l’entreprise publique française Naval Group assure la rénovation de navires de guerre saoudiens, alors que la marine du royaume a établi un blocus autour du Yémen.
En juin 2018, la société libanaise AD Venture a déposé plainte contre Airbus pour escroquerie à l’arbitrage et recel d’abus de biens sociaux auprès du procureur de la République de Toulouse. Depuis, le parquet traîne. Comme si le dossier s’était perdu dans le triangle des Bermudes. D’où vient cet embarras ?