Deux mois après le déclenchement de la guerre en Ukraine, la tension entre la Russie et les pays occidentaux est-elle à son maximum ? À Saint-Petersbourg, ce mercredi, le président russe a lancé un message sans équivoque : « Si un autre pays interfère, il y aura une réponse, une frappe de réponse rapide. » Cette déclaration, en riposte au sommet organisé par les États-Unis hier en Allemagne pour coordonner l’aide occidentale apportée à Kyiv, est-elle aussi une surenchère alors que l’armée russe est en difficulté sur le terrain ?
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Entretien avec Benoît Pélopidas, qui détaille les vulnérabilités auxquelles nous expose la dissuasion nucléaire. Ce chercheur indépendant souhaite que le débat se déverrouille sur les politiques de défense et les armes les plus adaptées aux menaces identifiées (ou imaginables à plus long terme).
Discussion sur le niveau de relance du nucléaire, volonté de Marine Le Pen de démanteler les éoliennes, affichage productiviste d’Emmanuel Macron dans tous les domaines... Le débat d’avant second tour a donné à voir une approche fort réductrice des questions écologiques.
En envahissant l’Ukraine, le président russe a révélé son ignorance de l’état désastreux de son armée et son indifférence face à ses crimes. Il a aussi provoqué un isolement inédit de son pays. Qu’un tel dictateur soit en mesure de déclencher l’apocalypse nucléaire est atterrant.
L’offensive russe attendue dans le Donbass décidera du sort de l’Ukraine. Les États-Unis et plusieurs pays européens livrent massivement des armes offensives. Vladimir Poutine se dit déterminé à aller jusqu’au bout. L’armée russe est accusée de nouveaux crimes, des viols et violences sexuelles. Tous les éléments d’une escalade sont réunis.
Contesté pour la faiblesse de son bilan sur le climat, Emmanuel Macron a choisi le sujet controversé des éoliennes pour parler d’environnement, jeudi 14 avril. Un discours d’entrepreneur qui mouille la chemise pour ses employés, où l’écologie est réduite à une aubaine économique et à la promesse d’embauches à venir.
La troisième ville du pays se fortifie en prévision d’une offensive russe. Chaque jour, des milliers de déplacés venus de l’est de l’Ukraine transitent par cette position stratégique, située sur les berges du fleuve Dniepr.
Au lendemain de la lourde défaite de Valérie Pécresse, le parti Les Républicains s’est accordé sur une consigne de vote ambiguë en vue du second tour. En interne, plusieurs lignes s’opposent quant au positionnement à adopter vis-à-vis d’Emmanuel Macron.
Dans la foulée de la guerre en Ukraine et des sanctions contre la Russie, la souveraineté énergétique a été propulsée comme thématique de campagne à part entière. Depuis, cette notion est utilisée pour, pêle-mêle, justifier le déploiement massif des énergies renouvelables ou du nucléaire, parler de pouvoir d’achat, voire remâcher certaines obsessions identitaires.
Coincée entre la centrale nucléaire de Gravelines et un site d’ArcelorMittal, menacée par la montée des eaux, Grande-Synthe cherche à opérer sa transition sociale et écologique. Les habitants de cette ville populaire demeurent indécis face à une campagne présidentielle éloignée de leur réalité quotidienne : celle d’un territoire d’accueil, sans relance industrielle ni croissance.