Même si les États-Unis ont penché au dernier moment en faveur des manifestants égyptiens, Washington ne s'est pas encore résolu à suivre ses beaux discours quand ses intérêts immédiats sont en jeu.
La recherche a évolué
Aidez-nous à l’améliorer en répondant à quelques questions
En Libye, ce «jour de la colère» a été suivi par des milliers de manifestants à Benghazi, à Al Bayda, ou à Zenten, où des affrontements avec les forces de sécurité ont fait au moins 19 morts. Tripoli est restée occupée par les pro-Kadhafi. Au Yémen, des milliers de manifestants ont défilé pour un septième jour consécutif. A l'université de Sanaa, les affrontements ont fait environ 40 blessés. A Bahreïn, les manifestations se sont poursuivies alors que les autorités ont violemment fait évacuer la place de la Perle à Manama, la veille.
De violents affrontements opposent actuellement les supporters du président Moubarak, peut-être des membres de milices, et les manifestants réclamant son départ. Il y aurait déjà une dizaine de blessés. L'annonce, mardi soir, par Moubarak qu'il ne se représentera pas à la présidentielle n'a rien changé.
Le président syrien, Bachar el-Assad, reconnaît que ces révoltes ouvrent une «nouvelle ère». Moulay Hicham, cousin du roi Mohammed VI, estime que «le Maroc ne sera pas une exception». Le président yéménite à la télévision dimanche: «Le Yémen n'est pas la Tunisie.»
Alors que l'impasse perdure entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, les États-Unis tentent depuis plusieurs semaines de trouver une solution à la crise. Une implication guidée par le souhait de davantage de démocratie sur le continent, mais aussi par la recherche de zones de stabilité.
Le pays le plus pauvre du Proche-Orient, instable depuis plusieurs décennies, est aujourd'hui pointé du doigt comme le nouveau foyer du terrorisme international. Même si le Yémen sert de base arrière à des branches d'Al-Qaida depuis dix ans, la menace est sans doute surévaluée.
La semaine dernière, l'association SOS Voyage aux Comores avait envoyé un courrier à trois ministres français (affaires étrangères, transports et intérieur) leur demandant «de ne pas attendre un crash et des morts pour accepter un rendez-vous». Au lendemain du crash, dans l'océan Indien, de l'Airbus A310 de la compagnie Yemenia, les représentants de la communauté comorienne affirment que cela fait des mois qu'ils dénoncent «les avions poubelles» assurant la liaison entre le Yémen et Moroni, aux Comores. L’Airbus en question avait été «exclu» du sol français pour «irrégularités» il y a quelques années.
Un Airbus A310-200 de la compagnie Yemenia s'est abîmé en mer à l'approche des Comores. Il transportait 153 personnes (142 passagers, 11 membres d'équipage). L'aviation civile du Yémen a annoncé avoir repéré «des cadavres flottant à la surface de l'eau et une nappe de carburant à quelque 16 à 17 milles marins de Moroni». Pour l'instant, deux survivants, une jeune fille de quatorze ans et un enfant de cinq ans, auraient été repêchés.
Immense succès (un million d'exemplaires vendus), L'Immeuble Yacoubian a fait connaître l'écrivain égyptien Alaa El Aswany dans le monde entier. Avec J'aurais voulu être égyptien, paru fin février, ce dentiste de profession et grand admirateur de Naguib Mahfouz – un ami de son père –, donne à entendre une critique acerbe de l'Egypte et des Egyptiens. Alors que se profile la succession du président Hosni Moubarak, l'Egypte va «bouger», nous explique-t-il. Entretien texte et vidéo.
Neuf pays dont six musulmans (Brunei, Oman, Qatar, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, et Yémen) alignent des équipes exclusivement masculines à ces JO de Pekin et l'Iran et l'Egypte imposent le voile à leurs sportives. Retour sur 2500 ans d'olympisme très sexiste.
Un article de Abnousse Shalmani