Les armes vendues par la France contribuent à affamer des millions de Yéménites. Selon une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, « affamer les civils comme méthode de guerre peut constituer un crime de guerre ».
Les militaires soudanais qui ont destitué jeudi le dictateur soudanais Omar el-Béchir font aussi partie des dirigeants dont les manifestants ne veulent plus au pouvoir. Pour l’instant, ils ne semblent pas l’entendre…
Le 26 mars marque le quatrième anniversaire de l’intervention saoudienne au Yémen, transformant une guerre civile en conflit international. Aujourd’hui, la crise humanitaire ne fait qu’empirer, mais des signaux indiquent que 2019 pourrait enfin voir un cessez-le-feu durable s’installer.
Alors que le gouvernement français fait tout pour convaincre Angela Merkel de mettre fin à l’embargo allemand sur les ventes d’armes à l’Arabie saoudite, le ministre des affaires étrangères explique que Paris ne vend rien à l’aviation saoudienne, ce qui est faux. Mediapart en apporte la preuve.
Derrière les ventes d’armes, se cache souvent la maintenance. Depuis 2014, l’entreprise publique française Naval Group assure la rénovation de navires de guerre saoudiens, alors que la marine du royaume a établi un blocus autour du Yémen.
Depuis plus d’un an, le milieu de la photographie semble ouvrir les yeux sur l’anormale sous-exposition des femmes photographes. Mediapart en débat avec les photographes Marie Docher et Catalina Martin-Chico, ainsi que Jean-François Leroy, directeur du festival Visa pour l’image.
Derrière le Saoudien Mohammed ben Salmane, il y a un mentor, Mohammed ben Zayed, l’homme fort des Émirats arabes unis. Mais ce binôme, qui veut remodeler toute la région, commence à souffrir de désaccords : l’assassinat de Khashoggi et la guerre du Yémen, dont Abou Dhabi tire profit pour développer son empire maritime.
Les autorités françaises restent totalement mobilisées au côté du régime saoudien dans sa guerre au Yémen, malgré des efforts permanents pour dissimuler les conditions concrètes d’un soutien qui se manifeste au-delà des seules ventes d’armes. Revue de détail de ce jeu trouble.
Les ventes d’armes occidentales, notamment françaises, aux Émirats sont aussi problématiques que celles conclues avec les Saoudiens. Toutes risquent d’être utilisées dans la guerre au Yémen. Un rapport accablant d’Amnesty International en atteste.