L’apparente impuissance de l’État central yéménite à réguler la violence d’Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA), comme la volonté de l’organisation de créer une base territoriale à l’instar de ce qui se passe en Irak et en Syrie, jettent une lumière crue sur la dynamique djihadiste au Proche-Orient.
L’ancien ministre égyptien des affaires étrangères, Arm Moussa, estime que les factions en Libye représentent un danger pour l’Egypte, ce qui pourrait l’amener à intervenir.
Le triomphe de la droite nationaliste et l'ampleur des frappes israéliennes tirent en partie leur origine des circonstances de l'évacuation, en 2005, du Gush Katif, l'ensemble des colonies de Gaza. Après ce retrait, les colons ont massivement infiltré les partis de droite pour pousser leur projet du « Grand Israël », un État juif unique avec une minorité arabe. Rencontre dans le sud d’Israël avec une ancienne habitante du Gush Katif.
Juifs contre Arabes… On martèle que la France de 2014 a « importé le conflit du Proche-Orient ». Ce n’est pas faux, mais c’est une vérité sans mémoire. Les passions d’aujourd’hui font oublier que les Israéliens et les Palestiniens ont aussi exporté chez nous leur espoir de paix des braves. C’était il n’y a pas si longtemps, le 13 septembre 1993, et ce rappel de l’histoire replace la bataille de Gaza dans son contexte originel. Celui d’une alliance entre deux complices de fait, le Hamas et l’extrême droite israélienne.
En Israël, il ne se passe désormais plus trois jours sans qu’une manifestation contre la guerre à Gaza ne fasse l’objet d’une violente répression de la part des militants d’extrême droite. Jafar Farah dirige le centre Mossawa, dédié à l’étude des discriminations subies par la communauté arabe en Israël. « Une manifestation de haine à cette échelle, plus seulement de la part des colons de Cisjordanie, je n’ai jamais vu cela, c’est un phénomène nouveau », dit-il.
Pendant toute leur scolarité, les Israéliens reçoivent dans leurs classes des militaires qui leur expliquent le rôle et l’importance de l’armée. Aujourd’hui, environ la moitié des Israéliens est enrôlée à l'âge de 18 ans (3 ans de service pour les hommes, 2 ans pour les femmes), à l'exception des Arabes israéliens (18 % de la population) et de la plupart des Juifs Haredim qui se consacrent à l'étude religieuse. On peut être exempté pour problèmes physiques ou mentaux. Les refuzniks sont objecteurs de conscience, pacifistes ou refusent de combattre dans les territoires occupés. S’ils déclarent refuser la politique d’occupation sur les territoires palestiniens lors de leur incorporation, ils sont envoyés en prison militaire pour désobéissance. En 2014, cinquante jeunes ont pris cette décision et devraient être incarcérés en octobre prochain.→ Lire aussi l'entretien : « Pourquoi j’ai refusé d’aller combattre à Gaza »
La Suisse peaufine son image d’État exemplaire en matière de restitution de fonds des dictateurs et potentats divers. Elle met en avant sa législation novatrice, son activisme lors du Printemps arabe. Il est vrai qu'elle fait mieux que d'autres pays, la France en particulier. Mais l'envers du décor est moins reluisant : les batailles autour de la fortune du clan Ben Ali en témoignent.
Près de trois ans après la chute du régime de Kadhafi, milices, partis politiques et un nouveau chef de guerre, soutenu par les États-Unis, continuent de s'entre-déchirer et de compromettre l'avenir du pays.