Hamas-Netanyahou : pour le pire et pour le pire

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Juifs contre Arabes… On martèle que la France de 2014 a « importé le conflit du Proche-Orient ». Ce n’est pas faux, mais c’est une vérité sans mémoire. Les passions d’aujourd’hui font oublier que les Israéliens et les Palestiniens ont aussi exporté chez nous leur espoir de paix des braves. C’était il n’y a pas si longtemps, le 13 septembre 1993, et ce rappel de l’histoire replace la bataille de Gaza dans son contexte originel. Celui d’une alliance entre deux complices de fait, le Hamas et l’extrême droite israélienne.

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Juifs contre Arabes, ah bon ? Cette année-là, j’étais en poste à Marseille, pour Radio France, dans cette ville de communautés. Une capitale pour les Français de confession juive, qui y vivent très nombreux, et pour les Algériens d’origine, et les Maghrébins en général qui l’appellent en riant “la 49e Willaya” ! L’accord d’Oslo signé par Ytzhak Rabin et Yasser Arafat, sous l’égide de Bill Clinton, y était ressenti comme un événement immense. Un événement local. La même stupéfaction que l’arrivée d’Anouar Al Sadate en Israël, en 1977. Un espoir insensé.