Quelle que soit l’issue de la question syrienne, elle restera comme un tournant du quinquennat de François Hollande dont il faut prendre acte. Ce président à la première personne qui entendait décider seul de la guerre, de façon précipitée et simpliste, tourne le dos aux deux défis que recouvrait son élection après l’alerte du sarkozysme : une refondation démocratique de notre République, une nouvelle relation au monde.
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Compagnon de route indocile de la gauche, Edgar Morin avait dialogué avec François Hollande lors de son élection en 2012. Un an après, il confie son inquiétude face à un Parti socialiste qui « a perdu ses idées » et, plus largement, à un monde politique aveuglé et somnambule parce qu’il vit « dans des idées obsolètes et inadéquates ».
Dans un article intitulé « Si ce n'est pas la ligne rouge, qu'est-ce que c'est ? » The Economist explique que si la récente attaque à l'arme chimique par le régime syrien était vérifiée, cela pourrait changer l'avenir de la guerre civile contre Bachar Al-Assad. Pour l'hebdomadaire, le trio occidental États-Unis/France/Royaume-Uni pourrait finir par s'investir dans le conflit.
L'annonce de la libération conditionnelle de Moubarak est l'ultime symbole du retour des militaires aux commandes de l'Égypte. L'éradication des Frères musulmans, la faiblesse des autres forces politiques et l'impuissance occidentale augurent mal de l'avenir du pays.
L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont apporté leur soutien à l’armée dès le lendemain du coup d’Etat et ont promis 12 milliards de dollars d’aide.
L'élection de Assi Jarba, le 8 juillet, consacre la mainmise de l’Arabie saoudite sur l’opposition et l’insurrection. Elle pourrait porter un coup fatal au mouvement révolutionnaire.
Le Monde a révélé, ce mercredi 24 juillet, que l'ancien premier ministre Edouard Balladur est soupçonné d'avoir détourné des fonds spéciaux de Matignon lors de l'élection présidentielle de 1995.
Le chef de l'Etat a apporté un soutien appuyé à la transition démocratique en Tunisie, y compris au gouvernement dominé par Ennahda. Une position qui contredit les hommages à la « stabilité » de l’Algérie ou du Maroc.
Le « Jour du rejet » a mobilisé des dizaines de milliers d'Égyptiens descendus dans la rue à l'appel des sympathisants du président renversé par l'armée. Mais c'est leur attitude dans les semaines qui viennent qui décidera de l'avenir et de la stabilité de l'Égypte alors que se met en place un pouvoir dit de transition.