«Le Procès»: comment Dilma Rousseff a été éjectée du fauteuil de présidente du Brésil

Par Tënk et Mediapart

Première femme à être élue présidente du Brésil, Dilma Rousseff a été destituée pour maquillage des comptes publics par le Sénat le 31 août 2016, au terme d’une procédure qualifiée de coup d’État par ses partisans. La réalisatrice Maria Augusta Ramos saisit cet effondrement des institutions démocratiques comme un drame antique. Un documentaire visible en intégralité sur Mediapart, en partenariat avec Tënk, plateforme du documentaire d’auteur. 

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Dès les premières images, Jair Bolsonaro, alors sénateur, apparaît, saluant la mémoire du colonel Ustra, qui avait torturé en personne Dilma Rousseff sous la junte militaire brésilienne. Cette apparition offre au récit le tragique de cette destitution : on connaît aujourd’hui l’épilogue de la stratégie mise en œuvre par le parti conservateur MDB pour accuser la présidente de « crime de responsabilité » : en plein scandale Petrobras révélant la corruption des élus et juste au moment de l’ouverture des Jeux olympiques de Rio qui autorisèrent tous les regards à se tourner ailleurs (lire l'article publié en 2016 sur Mediapart).

Mais la puissance du documentaire de Maria Augusta Ramos tient aussi à sa façon de filmer la tension des débats au Parlement, l’élaboration de la riposte des élus du Parti des travailleurs, la passion des Brésiliens pour la politique… Certes, Ramos est aux côtés du PT, mais la bataille qu’elle filme en direct va au-delà : il s’agit du respect de la démocratie.

Ce film, sorti en 2018, s’est vu notamment décerner le titre de meilleur long métrage au festival Visions du réel 2018 à Nyons, en Suisse, et a obtenu, en février dernier, le grand prix du festival Filmer le travail, à Poitiers.

Désolé, les droits de diffusion de ce film
sur Mediapart ont expiré

Le Procès (O Processo). Brésil, Allemagne, Pays-Bas. 2018. 139 minutes // Auteure et réalisatrice : Maria Augusta Ramos // Image : Alan Schvarsberg et David Alves // Son : Marta Lopes // Montage : Karen Akerman // Production et diffusion : Nofoco Filmes, Autentika Films, Conijn Film.

À voir aussi, en ce moment sur Tënk.
- La Mort de Danton, de Alice Diop. Steve, grand gaillard noir de 25 ans, décide subitement de changer de vie. Mais il faut se battre pour combattre l'image que d'autres veulent vous voir habiter.
- Le Bouton de nacre, de Patricio Guzmán. Deux mystérieux boutons découverts au fond de l’océan Pacifique. Leur histoire nous fait entendre la parole des indigènes de Patagonie, celle des premiers navigateurs anglais et celle des prisonniers politiques chiliens.
- Together, de l'Anglaise Lorenza Mazzetti. Derrière les haies et les jolies façades de la vie de la classe moyenne, un enclos où se cultivent des passions, un bout de terre qui est tout un monde.

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Tënk est un site de vidéos sur abonnement (6 euros par mois, 60 euros par an) lancé à l’été 2016 et qui propose dix nouveaux documentaires par semaine, organisés par plages thématiques : écologie, politique, arts, grands entretiens, festivals, coups de cœur, films d’écoles, docs monde… Plus de détails avec l’interview d’un de ses initiateurs, Jean-Marie Barbe.

Déjà diffusés sur Mediapart dans le cadre de ce partenariat :

Contre-pouvoirs, de Malek Bensmaïl (toujours visible sur Mediapart)
Hôtel Écho,
de Éléonor Gilbert
Cuba Felix, de Karim Dridi
Rond-point, de Pierre Goetschel
Archie Shepp : je suis jazz, c'est ma vie… de Frank Cassenti
La mémoire est-elle soluble dans l'eau, de Charles Najmann
Boxing Libreville, d'Amédée Pacôme Nkoulou
Au bord du vide, de Jean-Claude Cottet-Dumoulin 
L’Architecte de Saint-Gaudens, de Serge Bozon et Julie Desprairies
Our Terrible Country, de Ziad Homsi et Mohammad Ali Atassi
Territoire de la liberté, d’Alexander Kusnetsov
Le sous-bois des insensés (un entretien avec Jean Oury), de Martine Deyre
The Murder of Fred Hampton, de Howard Alk et Mike Gray
Georges de La Tour, d’Alain Cavalier
Ô mon corps, de Laurent Aït Benalla
J
asmine, d’Alain Ughetto
Le Rêve de Nikolay, de Maria Karaguiozova
Que reste-t-il
, de Ludivine Henry
Onze footballeurs en or, de Jean-Christophe Rosé
Place à la révolution
, de Parfait Kaboré
Le Champ des visions, de Boris Van der Avoort
Calabria
, de Pierre-François Sauter
Miss Rain, de Charlie Petersmann
La Capture
, de Geoffrey Lachassagne
D’amore si vive, de Silvano Agosti
Eugène Gabana, le pétrolier, de Jeanne Delafosse & Camille Plagnet
Don Pauvros de la Manche, de Guy Girard
L’Arbre sans fruit, dAïcha Macky
Une fenêtre ouverte, de Khady Sylla
La Pépinière du désert
, de Laurent Chevallier
Palazzo delle Aquile, de Stefano Savona, Alessia Porto & Ester Sparatore
Chili, la mémoire obstinée, de Patricio Guzmán
Le Libraire de Belfast, dAlessandra Celesia
L’Hypothèse du Mokélé-Mbembé, de Marie Voignier
Samir dans la poussière, de Mohamed Ouzine
Anaïs s’en va-t-en guerre, de Marion Gervais
La Vie après la mort d’Henrietta Lacks, de Mathias Théry
Mafrouza, 1re partie, d’Emmanuelle Demoris
Le COD et le coquelicot, de Jeanne Paturle & Cécile Rousset
Movement (R)evolution Africa, de Joan Frosch & Alla Kovgan
Mare Magnum, d’Ester Sparatore & Letizia Gullo
Vers la tendresse, d’Alice Diop
Uzu, de Gaspard Kuentz
Territory, dEleanor Mortimer
Les Bureaux de Dieu, de Claire Simon
Voyage autour de ma chambre, d’Olivier Smolders
Les Ramasseurs d’herbes marines, de Maria Murashova
Zuoz, de Daniella Marxer
Pour Ulysse, de Giovanni Cioni
Le Repos des braves, de Guillaume Brac
Jean Painlevé, fantaisie pour biologie marine, de François Lévy-Kuentz
La Visite-Versailles, de Pippo Delbono
La colère est dans le vent, d’Amina Weira
Reprendre l’été, de Magali Bragard & Séverine Enjolras
Le Cri de la tourterelle, de Sani Elhadj Magori
Les Médiatrices, de Sani Elhadj Magori
Coûte que coûte, de Claire Simon
LÉtrange Histoire d’une expérience urbaine, de Julien Donada
Out of the Present, dAndrei Ujica
Elle pis son char, de Loïc Darses
Un amour d’été, de Jean-François Lesage
Vivre riche, de Joël Akafou
Le Hibou et la baleine, de Patricia Plattner
I’m Gone : a Film about Amy, de Geneviève Philippon & Julie Bourbonnais
Besos frios, de Nicolás Rincón Gille
Hopptornet, dAxel Danielson & Maximilien Van Aertryck
D’amore si vive, de Silvano Agosti
La Capture
, de Geoffrey Lachassagne
Miss Rain
, de Charlie Petersmann
Calabria, de Pierre-François Sauter
Le Champ des visions, de Boris Van der Avoort
Place à la révolution
, de Parfait Kaboré
Il est des nôtres, de Jean-Christophe Meurisse

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