La Voïvodine, sur la poussière des peuples

11 photos

La Syrmie, la Bačka et le Banat : ces anciennes provinces de l’Empire des Habsbourg ont été partagées entre les nouveaux États formés après la Première Guerre mondiale, les Roumains et les Serbes voulant chacun leur part. La Voïvodine a payé un lourd tribut aux tourments du XXe siècle. Autrefois prospère, riche d’une diversité ethnique et culturelle, cette actuelle province septentrionale de la Serbie est toujours à la recherche d’une identité perdue.

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

  1. © Marija Janković

    Une terre noire labourée par des siècles de conquêtes et de déroutes, un vieux sol où les peuples du passé ont laissé leur poussière. Après les Romains, il y a eu les Huns et, sur leurs traces, les Avars venus de Mongolie, suivis par les Gépides « cousins » des Goths, les Bulgares, les Hongrois, les Ottomans, les Habsbourg…

    Au lendemain de la Première Guerre mondiale et de la dissolution de l’empire austro-hongrois, ce territoire aux frontières mouvantes et aux circonscriptions administratives multiples et variées a été rattaché au Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, rebaptisé en 1929 Royaume de Yougoslavie, puis après la Seconde Guerre mondiale à la République fédérative socialiste de Yougoslavie (RFSY), à la République fédérale de Yougoslavie, à la Communauté d’États de Serbie-et-Monténégro et, depuis 2006, à la Serbie.

    C’est dire si la Voïvodine est un espace marqué par les migrations où, selon les mots de l’écrivain serbe de langue hongroise László Végel, « les populations se sont succédé trop vite », où « aucune génération n’a réussi à mettre un point final à son histoire ». (Un chemin de terre dans le village abandonné de Kruševlje, à la frontière serbo-hongroise. Cet ancien village allemand a été transformé en camp pour les prisonniers allemands de 1945 à 1948 avant d’être rasé par les communistes yougoslaves. Il ne compte plus qu’une dizaine d’habitants. Kruševlje, Serbie, 26 janvier 2010.)

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Nos derniers portfolios

Portfolio — 17 photos
par Jan Schmidt-Whitley / Le Pictorium
Portfolio — 15 photos
par Patrick Artinian
Portfolio — 20 photos
par Gabriel Gauffre et Sadak Souici / Agence Le Pictorium

À la Une de Mediapart

Journal — France
Clinea, la psychiatrie très lucrative façon Orpea
Les cliniques psychiatriques Clinea sont la filiale la plus rentable d’Orpea. Elles profitent des largesses de l’assurance-maladie, tout en facturant un « confort hôtelier » hors de prix à leurs patients. Pour les soins et le management, le modèle est un copié-collé du groupe.
par Caroline Coq-Chodorge
Journal — France
Le malentendu Pap Ndiaye
Insulté par l’extrême droite et critiqué par certains partisans de Macron, le ministre de l’éducation nationale est en réalité un modéré, loin des caricatures indigénistes et des procès en wokisme. Mais, entouré de proches de Jean-Michel Blanquer et du président, Pap Ndiaye aura du mal à s’imposer.
par Joseph Confavreux et Ellen Salvi
Journal — France
Législatives : comment le RN cible le rassemblement des gauches
Mediapart a pu consulter les documents fournis aux candidats du parti d’extrême droite pour les législatives. Ils montrent que le parti fait manifestement peu confiance à ses troupes sur le terrain. Ils s'en prennent à la coalition de gauche Nupes, rebaptisée « extrême gauche pro-islamiste ».
par Lucie Delaporte
Journal — France
Le travail sexuel, angle mort de la Nupes pour les législatives
Le sujet n'a jamais fait consensus à gauche. Le programme de la Nupes est marqué par les positions abolitionnistes, majoritaires dans les partis. Plusieurs acteurs de terrain s'insurgent. 
par James Gregoire