Pour éviter la spirale du décrochage scolaire

C'est un objectif du gouvernement : d'ici 2017, diviser par deux le nombre de “décrocheurs”, ces élèves qui sortent de l'école sans aucune qualification. Ils sont environ 140 000 chaque année à quitter le système éducatif sans diplôme ni formation (lire ici). Le lycée Alfred-Sauvy de Villelongue-dels-Monts (Pyrénées-Orientales), à 25 km de Perpignan, prépare aux métiers du bâtiment. En 2013, sur 500 élèves, 90 ont quitté l'établissement en cours de route (pour la plupart, une solution alternative a été trouvée). « Depuis dix ans, mon frère Alain est prof d'EPS dans ce lycée », raconte le photographe Patrice Terraz. « Il me dit qu'un tiers des élèves se retrouve là contre son gré, que certains font maçonnerie car ils n'ont pas pu entrer en carrosserie automobile. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ne sont alors pas vraiment motivés. » Pour redonner aux élèves envie et confiance en eux, les enseignants regorgent souvent d'idées ou d'initiatives. Patrice Terraz a passé l'année scolaire 2014-2015 auprès d'eux : « À l'encontre des clichés, j'ai rencontré des jeunes attachants, perdus, motivés, affectueux, bagarreurs, incontrôlables, amoureux, bienveillants… »

♦ Patrice Terraz est un des photographes de la France VUE D'ICI (à soutenir ici), le récit documentaire initié par le festival de Sète ImageSingulières et par Mediapart. Son travail, ici et .

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  1. Novembre 2014. Jean-Nicolas Ruffat est professeur de mathématiques au lycée Alfred-Sauvy. Il explique le cours à Lalie, élève en seconde AEA (agencement de l'espace architectural). Le lycée prépare à des CAP et bacs pro dans les métiers du bâtiment. Il dispose aussi de classes de 3e prépa-pro, que des « élèves scolairement fragiles » peuvent intégrer après la 4e.

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