Le projet de loi ouvrant la voie à une nouvelle réforme de l’assurance-chômage a été adopté mardi par l’Assemblée nationale. Le gouvernement s’apprête à durcir encore les règles, sans avoir démontré l’utilité de son projet ni même présenté les effets de sa première réforme.
L’Assemblée nationale a adopté l’article de loi permettant au gouvernement de décider des nouvelles règles d’indemnisation chômage et d’instaurer une modulation des allocations selon la conjoncture économique. Sur le fond comme dans la méthode, Bruno Coquet, expert des politiques publiques, décrit une « impression bizarre d’improvisation ».
Entre 390 000 et 690 000 personnes ne demandent pas d’allocation chômage alors qu’elles y ont droit, soit de 25 % à 42 % de taux de non-recours, essentiellement chez les plus précaires. Des chiffres communiqués au Parlement par le gouvernement.
La première réforme de l’assurance-chômage est pleinement entrée en vigueur il y a tout juste un an, et nul ne sait combien de chômeurs elle a pénalisé. Si les chiffres sont invisibles, les conséquences sur la vie des gens sont brutales. Témoignages.
Le gouvernement veut à nouveau réformer l’assurance-chômage. Et il veut aller vite. Est-ce une loi contre les précaires ? Débat dans notre émission « À l’air libre » entre deux députés, Marc Ferracci (Renaissance) et Hadrien Clouet (Nupes-LFI).
Depuis le début de l’année, 48 % de la baisse des chômeurs de catégorie A, sur laquelle le gouvernement se répand, s’explique par un simple changement de classification de Pôle emploi.
La proposition d’Emmanuel Macron de fusionner Pôle emploi et tous les organismes chargés de l’insertion n’a pas encore été vraiment détaillée concrètement. Mais elle ouvrirait la voie à un bouleversement du rapport aux demandeurs d’emploi, et à bien d’autres allocataires des minima sociaux.
Quatre associations ont interrogé 977 personnes en recherche d’emploi à propos des conséquences de leur situation sur leur santé. Les résultats sont clairs : ne pas avoir de travail dégrade la santé, y compris psychique, et pousse à renoncer aux soins.
Le gouvernement se félicite du nombre record d’embauches en CDI au mois de juin. Derrière cette bonne nouvelle se cache une réalité plus effacée : le chômage de longue et très longue durée s’envole. Si la reprise profite aux uns, d’autres s’éloignent toujours plus du retour à l’emploi.
La Poste gère l’indemnisation chômage de ses anciens salariés. Le versement des allocations est assuré par un unique service, basé à Nancy. Ses agents sont injoignables et les retards de paiement s’accumulent depuis le début de la crise du Covid.
Le Conseil d’État juge ce jeudi 10 juin les recours suspensifs déposés par les syndicats contre la réforme de l’assurance-chômage. Une nouvelle étape pour un texte que le gouvernement n’a cessé de remanier.
L’Unédic a mesuré l’impact de la réforme de l’assurance-chômage, en particulier du volet touchant au calcul des allocations, censé s'appliquer au 1er juillet. Alors que le ministère du travail conteste cette étude, Mediapart la publie dans son intégralité.
Une partie de la réforme de l’assurance-chômage entrera en vigueur le 1er juillet 2021. La baisse des allocations est bel et bien la priorité du gouvernement. C’est la première mesure qui sera appliquée.
Le gouvernement n’a pas dit son dernier mot sur la réforme d’assurance-chômage. Une nouvelle règle de calcul des allocations se profile pour l’été prochain. Elle entraînera des baisses non négligeables. La taxation des entreprises abusant des contrats courts, elle, attendra.
Le chômage partiel pèse sur les finances de l’Unédic. Si le gouvernement a décidé lundi de repousser de trois mois la réforme de l’indemnisation des chômeurs, la menace d’un tour de vis pour rétablir les comptes plane toujours.
Les chiffres d’avril sont cataclysmiques : 209 000 personnes de plus se sont inscrites à Pôle emploi en un mois, et le chômage n'a jamais été aussi haut en France. Désormais, le risque est que les destructions d’emplois conduisent à une crise durable.