Ce lundi 15 janvier 2024, Cécile Hautefeuille était l’invitée de Tarik Safraoui dans « Abonnez-vous ». Journaliste du pôle social de Mediapart, elle a fait un point d'étape sur l’entrée en vigueur de France Travail, remplaçant Pôle emploi.
Depuis le 1er janvier, refuser à deux reprises un CDI après un CDD ou une mission d’intérim entraîne une privation des allocations-chômage. Les employeurs peuvent, en quelques clics, signaler les salariés concernés à France Travail. Trois syndicats vont attaquer le décret.
Le 1er janvier 2024, Pôle emploi devient France Travail. En attendant les plus gros bouleversements, tels que l’inscription et les heures d’activité obligatoires, à partir de 2025, le changement des nom et logo a coûté près de 2 millions d’euros.
Bruno Le Maire veut diminuer la durée d’indemnisation des chômeurs séniors pour atteindre le plein emploi. Une nouvelle attaque qui ne doit pas masquer la réalité : dégrader les droits des chômeurs, c’est choyer le patronat pour mieux affaiblir le monde du travail.
La loi « plein emploi » est définitivement adoptée par le Parlement après un ultime vote à l’Assemblée nationale. La création de France Travail et de nouvelles contraintes pour les bénéficiaires du RSA sont validées. En parallèle, le gouvernement doit se prononcer sur les futures règles de l’assurance-chômage.
Des coachs proposent d’apprendre aux chômeurs des solutions « rentables » en sous-louant via Airbnb. Ces formations peuvent être financées par des fonds publics, alors que les locations courte durée ont des effets délétères sur le marché du logement.
L’expérimentation de lutte contre le chômage lancée en 2016 est menacée par un budget 2024 insuffisant. Selon les associations, il manque 20 millions d’euros. L’exécutif est accusé de « changer les règles du jeu » d’un dispositif qui a pourtant permis l’embauche de 3 600 personnes éloignées de l’emploi.
L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi « plein emploi » permettant la création de France Travail et visant particulièrement les bénéficiaires du RSA au travers d’une obligation d’inscription au chômage et d’activités hebdomadaires.
Les négociations entre partenaires sociaux sont en cours au sujet de la refonte des règles de l’assurance-chômage. L’intermittence du spectacle pourrait en faire les frais. Et ce, alors que Pôle emploi doit se transformer en France Travail dès janvier.
Alors que les députés examinent la loi « plein emploi » visant à créer France Travail et à faire baisser le chômage, un rapport décrit la cruelle réalité de la « privation durable d’emploi » et plaide pour une prise en charge globale et plus humaine des personnes privées d’emploi.
Rédigé par cinq chercheurs, « Chômeurs, vos papiers ! » décrypte l’histoire et le fonctionnement du contrôle de la recherche d’emploi, témoignages de l’intérieur à l’appui. Objectif du livre : « armer les lectrices et lecteurs contre les fausses évidences de la croisade gouvernementale pour le plein emploi ».
Alors que des contreparties au versement du RSA seront en débat à l’Assemblée nationale, qui examinera en octobre le projet de loi pour le plein-emploi, le Secours catholique et l’association Aequitaz appellent à un débat public « sur la place du travail hors emploi dans notre société ».
La première ministre a envoyé mardi 1er août aux syndicats et au patronat le « document de cadrage » orientant les discussions qu’ils doivent mener jusqu’en novembre autour des règles de l’assurance-chômage. Les réformes resteront en place, et le gouvernement ira même piocher dans la caisse.
Le recrutement d’agents de sécurité pour les Jeux olympiques est érigé en priorité par Pôle emploi. Des demandeurs d’emploi de longue durée sont convoqués à tour de bras pour se voir proposer une formation express au métier. Des conseillers tiquent.
Le fonctionnement souvent brutal de Pôle emploi et des Caisses d’allocations familiales peut conduire à dégrader la santé déjà fragile des demandeurs d’emploi et des bénéficiaires du RSA. Confrontés à des institutions qui agissent sans garde-fous, les allocataires peuvent basculer, jusqu’au pire.
L’exécutif a dévoilé les grandes lignes d’une vaste réforme du service public de l’emploi, prévue dès 2024. Pour atteindre le « plein-emploi », il prône une collaboration plus efficace de toutes les institutions existantes, une obligation d’inscription des bénéficiaires du RSA et une refonte du système de sanctions.